
La création d'un observatoire sur un territoire donné est nécessaire si sont constatés, d'une part, la faiblesse des données énergétiques et non énergétiques disponibles sur ce territoire, d'autre part, le besoin de doter l'ensemble des partenaires d'un outil d'appréciation et de suivi de l'action locale en matière de politique énergétique.
L'Observatoire s'articule autour de deux groupes de travail :
L'un des principaux objectifs d'un observatoire de l'énergie est de réaliser annuellement un bilan énergétique du territoire dont il dépend. Il est primordial de mettre en place des procédures pérennes entre les membres afin de permettre une mise à jour annuelle du document.
Un bilan énergétique permet de suivre les flux énergétiques d'un territoire , incluant l'approvisionnement, la transformation et la consommation énergétique. C'est un outil d'aide à la décision destiné aux acteurs de l'énergie et aux pouvoirs publics dans la réflexion sur le développement d'une stratégie énergétique appliquée à un territoire. C'est par ailleurs un outil de sensibilisation auprès de publics plus larges (ménages, scolaires, universitaires, etc.) sur les flux de produits énergétiques d'un pays.
Plusieurs étapes sont nécessaires à la réalisation d'un bilan énergétique :
Au cœur de l'Océan Indien, trois bilans énergétiques sont publiés annuellement. Ce sont les bilans de La Réunion, l'île Maurice et Rodrigues, et Mayotte.
A titre de comparaison, les bilans de La Réunion et de Mayotte présentent des données simples et privilégient l'aspect graphique de façon à en faire un réel outil de sensibilisation. Contrairement au bilan de Maurice et Rodrigues qui met davantage l'accent sur le détail des données présentées.
En tant qu'îles voisines et confrontées à des problématiques environnementales similaires, notamment énergétiques, il serait intéressant de développer à Madagascar et aux Comores des outils permettant la réalisation annuelle de leurs bilans énergétiques respectifs.
Le bilan énergétique 2007 de la France permet de présenter des données encourageantes telles que la stabilisation des consommations énergétiques des secteurs résidentiels et tertiaires après plus de dix ans de croissance positive.
Les méthodes de présentation des données varient d'un territoire à l'autre. Eurostat et l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) proposent chacune leurs méthodes qui diffèrent notamment dans la manière de présenter les productions et consommations de combustibles. Les deux solutions ont l'avantage d'être reconnues sur la scène internationale . Pour plus de détail, se référer au « Manuel sur les statistiques de l'énergie » (AIE/OCDE/Eurostat, 2005).
Le « Key World Energy Statistics », également édité annuellement par l'AIE, présente des données sur l'évolution de la production, la transformation et la consommation des principales sources d'énergie dans le monde.
A mentionner également le « World Energy Outlook » (AIE) axé sur des analyses prospectives en termes de production et de consommation énergétique mondiale.
Références :