
| Le Bilan Energétique de l'Ile de La Réunion 2007 (BER 2007) présente la situation énergétique de l'île ainsi que les évolutions depuis 2000. L’Ile de La Réunion ne dispose pas de ressources fossiles et doit donc les importer. En 2007, les combustibles fossiles importés représentaient l’équivalent de 1 083 500 tonnes de pétrole, soit une augmentation de 2,5% par rapport à 2006. Ces importations se répartissent en 58,8% de carburants liquides pétroliers, 38,8% de charbon et 2,4% de gaz butane. Ces combustibles sont consommés pour la production électrique ou directement dans les secteurs du transport, du résidentiel-tertiaire, de l’agriculture et de l’industrie.
Par ailleurs, La Réunion exploite des énergies renouvelables locales pour l’équivalent de 166 000 tonnes de pétrole, soit 13% de son approvisionnement. Ces énergies renouvelables sont le solaire thermique qui fournit de l’eau chaude sanitaire, la bagasse et l’hydraulique pour produire de l’électricité, ainsi que l’éolien et le photovoltaïque. En 2007, la production des énergies renouvelables est en augmentation de 0,6% par rapport à 2006.
Depuis quinze ans la consommation d’électricité a doublé. La croissance annuelle avoisine 5% par an en moyenne sur 2000-2007 alors qu’en métropole, elle est environ de 1,8% par an sur la même période. La croissance de la consommation de carburants pour les transports intérieurs est presque aussi forte : elle a augmenté de près de 4% par an sur la même période. Ces tendances s’expliquent notamment par une forte croissance de la population mais aussi par l’expansion de l’activité économique.
Face à cette prépondérance des énergies fossiles et à la croissance de leurs importations, des politiques de maîtrise de l’énergie et de développement des énergies renouvelables se mettent en place. L’objectif est de tendre vers une autonomie de la production électrique à l’horizon 2025.
En 2007, la production électrique totale est de 2 462 GWh, en augmentation de 3,9% par rapport à 2006. La part des énergies renouvelables est de 37%. Le développement des éoliennes et des systèmes photovoltaïques concours à 1,6% de la production électrique totale à partir des énergies renouvelables.
Concernant la consommation d’électricité,
elle est de 2 244 GWh en 2007. Les particuliers et les gros consommateurs
sous-entendus « industriels et professionnels » sont les principaux
consommateurs. Afin de diminuer la consommation électrique, des actions de
maîtrise de l’énergie ont été mises en place, par exemple la promotion des
lampes à basse consommation et les audits de consommation auprès des
industriels. Fin 2007, 84 399 chauffe-eau solaires individuels ont été installés
sur l’île soit 347 395 mètres carrés de panneaux. Pour le chauffe-eau
solaire collectif, 14 272 m² de capteurs sont comptabilisés. Ces chiffes
placent La Réunion parmi les deux pays européens les plus pourvus de ces
systèmes.
Pour en savoir plus, vous trouverez ci-dessous le BER 2007 en téléchargement. |
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| Le 1er constructeur naval Européen, DCNS, la Région Réunion et l'ARER ont signé une convention de Recherche et Développement pour d’implantation d’une plateforme de démonstration de l'ETM (Energie Thermique des Mers) au large de l’île de La Réunion DCNS and the Réunion island regional council signed an R&D partnership agreement to verify the feasibility of an ocean thermal energy conversion (OTEC) demonstrator for Réunion Island, a French overseas département in the Indian Ocean and one of the 26 administrative regions of France. The Réunion regional council plans to achieve electrical energy
self-sufficiency by 2025. To this end, it has proactively monitored the
development of various types of technologies to exploit the ocean as an energy
source and has pursued strategic analysis and consultation in this area since 2001, in particular through
the Réunion regional energy agency (ARER*).
The first results of this study will allow an accurate determination of the characteristics and cost breakdown of an OTEC demonstrator at Réunion Island. The results will be presented in mid-2009. *****************************************************************************
DCNS et la Région Réunion ont signé Mardi 7 Avril une convention de partenariat de Recherche et Développement, dont l’enjeu est de vérifier la faisabilité de l’implantation d’un démonstrateur Energie Thermique des Mers (ETM) pour l’Ile de la Réunion. La Région Réunion souhaite atteindre son autonomie en énergie
électrique à l’horizon 2025. Dans cette perspective, elle a mené depuis 2001,
en particulier via l’ARER, une démarche très active de veille et de réflexions
stratégiques sur les filières technologiques des Energies Marines.
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Dossier-de-presse-DCNS-ARER-RegionReunion-vf2.pdf |
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| Les travaux de l’Observatoire Mahorais de l’Energie, officialisé en septembre 2008, permettent aujourd’hui de livrer le premier bilan énergétique de Mayotte portant sur les données de l’année 2007. En 2008, dans le cadre du Plan d'Actions Pluriannuel pour l'Energie (PAPE 2008), le conseil Général de Mayotte et ses partenaires, l’ADEME et Electricité de Mayotte (EDM), en lien avec la Préfecture de Mayotte, ont missionné l’ARER pour mettre en place l’Observatoire Mahorais de l’Energie (OME). officialisé le 17 septembre 2008, et réunissant de nombreux autres partenaires (1), l’OME vient de publier le premier bilan énergétique de l’île de Mayotte. Les missions de l’OME sont de:
A ce titre, les partenaires de l’OME ont missionné l’ARER pour réaliser le premier bilan énergétique de l’île. Avec le concours de l’ensemble des acteurs mahorais de l’énergie, le bilan 2007 permet de visualiser de manière globale la situation énergétique du territoire. Il comprend les cinq parties suivantes :
(Consommations primaires à Mayotte en 2007)
La concrétisation de ce premier bilan énergétique démontre la volonté forte du Conseil Général de Mayotte de réduire la dépendance de l’île aux importations de pétrole, de mieux maîtriser sa production d’énergie et de collaborer avec l’île de La Réunion dans l’élaboration d’une stratégie énergétique durable pour Mayotte et pour les mahorais. (1) Les partenaires de l’Observatoire Mahorais de l’Energie : Conseil Général de Mayotte, ADEME, Electricité de Mayotte, Préfecture de Mayotte, Agence Régionale de l’Energie Réunion, Conseil Economique et Social de Mayotte, Conseil de la Culture, de l’Education et de l’Environnement de Mayotte, INSEE, DRIRE, Direction des Douanes de Mayotte, Direction de l’Agriculture et de la Forêt, Gaz de Mayotte, Somagaz, Tenesol Mayotte, Total Mayotte. |
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| Le Bilan Energétique de l'Ile de La Réunion 2008 (BER 2008) présente la situation énergétique de l'île ainsi que les évolutions depuis 2000. L’Ile de La Réunion reste dépendante de l’extérieur pour sa consommation d’énergie qui est satisfaite à 86,5 % par l’importation de ressources fossiles non disponibles localement. En 2008, les combustibles fossiles importés ont représenté l’équivalent de 1 134 600 tonnes de pétrole, soit une augmentation de 5% par rapport à 2007. Ces importations se répartissent en 63,5 % de carburants liquides pétroliers, 34,2% de charbon et 2,3% de gaz butane. Ces produits sont consommés pour la production électrique ou directement dans les secteurs du transport, du résidentiel-tertiaire, de l’agriculture et de l’industrie En 2008, les prix élevés des produits pétroliers ont freiné la consommation de carburants pour les transports : l’augmentation n’est que 1,5 % pour les transports routiers et de 1 % pour les transports aériens. En revanche la consommation de combustibles fossiles pour la production électrique a augmenté de 3,6 %. L’accroissement de la production d’électricité a pourtant ralenti : en 2008, elle est de 2 546 GWh, en augmentation de 3,4% par rapport à 2007 au lieu de 4,3 % par an en moyenne entre 2003 et 2007. La part des énergies renouvelables est de 36 % dont l’essentiel provient des centrales hydrauliques et des centrales à bagasse et charbon. En 2008, la croissance de la production renouvelable a couvert 9,5% de la croissance de la production électrique totale. La Réunion exploite des énergies renouvelables locales pour l’équivalent de 175 000 tonnes de pétrole, soit 13,5 % de son approvisionnement total. La quantité d’énergie ainsi obtenue a augmenté de 5,4% par rapport à 2007. Ces énergies renouvelables sont le solaire thermique qui fournit de l’eau chaude sanitaire, la bagasse et l’hydraulique ainsi que l’éolien et le photovoltaïque pour produire de l’électricité. Depuis fin novembre 2008, la valorisation énergétique du biogaz de décharge a également débuté sur le site de Pierrefonds. En 2008, 10 440 chauffe-eau solaires individuels ont été installés soit un chiffre d’affaire d’environ 40 millions d’euros. Depuis deux ans, le marché connait une stagnation. Pour la production collective d’eau chaude sanitaire, près de 4 000 m² de capteurs solaires ont été posés en 2008. Le développement des éoliennes, des systèmes photovoltaïques et de la valorisation des déchets par méthanisation concourt à 2,6% de la production électrique obtenue à partir des énergies renouvelables, soit plus 1% par rapport à 2007. A terme, ce sont plus de 60 MW éoliens qui seront installés à La Réunion et l’objectif pour les systèmes photovoltaïques est d’avoir un rythme d’installation annuelle de 10 à 20 MW. Les actions de maîtrise de l’énergie et de développement des énergies renouvelables se poursuivent. L’objectif est de tendre vers une autonomie de production électrique à l’horizon 2025 grâce au Plan Régional des Energies Renouvelables et de l’Utilisation Rationnelle de l’Energie (PRERURE) initiée par la Région Réunion dans le cadre de l’article 50 de la loi LOOM. Le projet GERRI est conçu comme le prolongement naturel de cette démarche et se fixe l’objectif d’intégrer d’ici 2030 toutes les innovations intéressant les déplacements, la production de l’énergie, son stockage et ses usages, ainsi que l’urbanisme, la construction et le tourisme. |
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| De la technique à la vulgarisation, l'Observatoire Energie Réunion a souhaité présenter aux Réunionnais l'inventaire de leurs activités énergétiques au cours de l'année 2008. Ces activités ont des impacts sur l'environnement, mais quels sont-ils? A La Réunion, depuis quinze ans la consommation d’électricité a doublé. La croissance annuelle avoisine 5% par an en moyenne sur la période 2000-2005 alors qu’en métropole, elle est environ de 1% par an sur la même durée. Depuis 2006, cette croissance à La Réunion est de 3,9% par an contre 0,8% par an en Métropole. L’inclinaison progressive de celle-ci s’explique notamment par les actions de Maîtrise de l’Energie. Depuis 2006, la croissance de la consommation de carburants pour les transports intérieurs a augmenté de près de 2,3% alors qu’entre 2000 et 2005, elle était de 4%. A La Réunion en 2008, la consommation des carburants à usage routier a crû uniquement de 1,5% contre 3,5% entre 2006-2007. En 2008, en métropole, les ventes de carburants ont diminué de 2,75% par rapport à 2007. Ces tendances s’expliquent notamment par une forte croissance de la population mais aussi par l’expansion de l’activité économique. Du fait de son insularité, l’île de La Réunion doit assurer son approvisionnement en carburants pour les transports mais également pour sa production électrique. Notre île importe 86,5% de ses ressources énergétiques et en produit 13,5%. La totalité des ressources fossiles sont consacrées au secteur du transport et à la production électrique. L’île dispose, néanmoins, d’un fort potentiel en ressources locales (hydraulique, bagasse, valorisation des déchets ménagers, soleil, vent). Ces ressources sont utilisées pour générer essentiellement de l’électricité et de la chaleur (eau chaude solaire ; vapeur d’eau, issue de la combustion de la bagasse, à destination des usines sucrières). Le potentiel mobilisé représente 36% de la production électrique produite sur l’île. Par ailleurs, il est à noter que le développement des systèmes photovoltaïques et éoliens reste en constante progression. Depuis fin novembre 2008, il existe également la valorisation énergétique du biogaz de décharge. La production des énergies renouvelables est en augmentation de 5,4% par rapport à 2007. |
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| Le guide de la construction durable à Mayotte « Nuymba Ya Maecha » vient de paraître. Il s’agit de la transposition de la charte Mayénergie en un guide à destination des ménages pour des maisons individuelles « durables ». Dans le cadre du Plan d'Action Pluriannuel pour l'Energie 2009 à Mayotte, le Conseil Général et ses partenaires l'ADEME et EDM ont confié à l'ARER la rédaction d'un guide sur la "construction durable" des maisons individuelles. Centré sur la construction et l’énergie, le guide traitera également de la gestion de l'eau et des déchets. Publié fin avril 2010, il propose des solutions en vue de répondre à trois enjeux principaux pour les particuliers :
Ce guide s'adresse principalement aux auto-constructeurs mahorais et est disponible auprès :
Du point de vue du territoire, la mise en œuvre des solutions « Nyumba Ya Maecha » entraîne de nombreux avantages :
La version électronique du guide est téléchargeable en pièce jointe à cet article, dans l’espace de téléchargement du site de l’ARER (http://www.arer.org/telechargement/) ou directement en suivant ce lien. |
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